Angèle DUMONT - Adèle MEURIOT -

Thily VOSSIER

© Angèle Dumont

Angèle DUMONT

 

Née en 1996 à Paris, diplômée en 2020 de l’Ensba Lyon, vit et travaille entre Lyon et Bellegarde-en-Diois. 

 

“Les images d'Angèle Dumont condensent des enjeux propres au documentaire. À partir d'événements ou de sujets qui lui sont proches, il s'agit de produire un récit qui cherche la bonne distance. Que ce soit des images-mouvement ou bien des images figées, elles mettent en scène des atmosphères souvent feutrées. Elles montrent tout en dissimulant comme si quelque chose était à protéger du regard.” Elise Legal

CONTACTS

Mail : dumont.angele@gmail.com

Instagram : angele_dumont_ 

 

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Adèle MEURIOT

 

Née à Paris, en 1996. Vit et travaille à Paris. 

Diplomée de l’Ensba Lyon en 2020. 

 

Je suis peintre et vidéaste. Mon travail trouve ses influences dans des œuvres filmiques, aussi bien issues du cinéma documentaire ou populaire, que des clips de rap féminin. J’y trouve des idées de mises en scène, de cadrage et narration. Je fais jouer mon entourage en prenant des photographies. Je leur donne des directions et interviens particulièrement sur l’éclairage de la scène. Les contrastes de lumière me permettent d’interroger l’Histoire de l’art, évoquant aussi bien Hopper qu’Artemisia Gentileschi. Mon regard se concentre sur les gestes et attitudes de mes modèles. Souvent ambigüe, un geste arrêté dans une image fixe est interprétable de différentes façons. Cela me permet de rendre le regard du spectateur actif. Cette démarche est aussi une façon de questionner les rapports de pouvoir à l’intérieur des compositions. Le toucher, le travail des mains, le contact des corps, sont autant de sujets qui me permettent d’évoquer l’emprise que nous avons les uns aux autres. L’animal est toujours présent dans mes séries, dans une approche aussi bien analytique qu’inventive: il est le compagnon, le monstre, la statue. Il ouvre sa gueule, se défend. Il m’intéresse en tant que symbole de lutte, de liberté suivants les cultures. Figures mythologiques de serpents, félins... Il accompagne également mon travail de filmique. L’écriture de mon mémoire sur l’obscurité au cinéma et en peinture, m’a permis de comprendre l’emprise du regard masculin sur l’expérience des corps. Je suis donc attachée à la construction d’images libérées de ce carcan. Je me suis particulièrement intéressée à la culture perse à travers le cinéma iranien et l’Institut du Monde Arabe. La rencontre avec des artistes iraniennes a agrandi ma vision de l’art, des maîtrises de la peinture en particulier. Le sens du détail et le travail des matières se sont accrues.

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Site : adelesalaunmeuriot.com

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Mail : adelesalamrt@gmail.com

Téléphone : 0678698126

 

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ThiLy VOSSIER

 

Née à Valence en 1992, vit et travaille à Paris.

Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon en 2020.

 

Thily Vossier cherche à rendre les frontières poreuses entre la figure de l’artiste, de la curatrice, de l’auteure afin de ne pas envisager le réel de manière binaire ou selon des catégorisations trop franches. Elle se saisit des questions de contexte et de pouvoir pour fonder sa pratique artistique. En cela, le contexte social, économique, politique et affectif régit ses propositions qui sont régulièrement collectives. Elle travaille à redéfinir les rapports de domination et d’autorité qui se retrouvent en proie à la redéfinition, la remise en question, au basculement. Tout en considérant que les rapports entre les personnes, les choses, les institutions restent floues, complexes et ambiguës. 

CONTACTS

Instagram : thilyvossier

Mail : thily.vossier@gmail.com

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Proposition pour le Prix de Paris 2020

 

J’irais où tu iras

 

Huile sur toile

 

L’amitié en réponse, pour envisager une autre manière de concevoir le Prix de Paris. Le partage, la solidarité et la camaraderie en addition aux enjeux de la seule représentation. 

 

 Nous avons pensé et réalisé à six mains «J’irais où tu iras ». Cette pièce est le fruit d’une réflexion autant politique que plastique. Elle n’est pas le résultat d’un trio d’artistes puisque habituellement, nous avons une pratique personnelle utilisant chacune différents médiums. Cependant, nous avons choisi ici de présenter un unique objet, résultat plastique d'un dialogue, cherchant un terrain d’entente. 

 Comme on peut le lire dans sa description, depuis sa création le prix permet au lauréat "une reconnaissance, un passeport, une distinction" et de "bénéficier ainsi de l’émulation artistique de la capitale." Ce geste est notre refus de nous mettre en compétition les unes par rapport aux autres, ce qui aurait de fait instauré une rivalité. Nous ne voulons pas faire cavalière seule; nous jouons en équipe. Finir ces cinq années par un prix qui offre de telles opportunités à une seule personne paraît finalement contradictoire avec notre parcours dans l'école. Avec le recul, celui-ci nous apparaît plus marqué par des relations d'amitié et de soutien que par une posture individualiste. Notre décision de proposer une pièce collective s'inscrit en réponse au contexte économique, social, sanitaire et politique actuel. 

Nous avons donc cherché à mettre en forme cette démarche en l'incluant au sein même du processus de travail. Nous considérons ce geste comme une pièce en soi. 

Après beaucoup de tentatives nous avons décidé de nous recentrer sur l'idée même que ce geste impliquait. D'une part, le prix est imagé par la course hippique, qui rappelle le contexte d'apparition de la pièce. D'autre part, la posture revendiquée vient se superposer à l'image et rappeler l'essentiel: ce qui reste de nos discussions. La peinture a permis une liberté de composition et de collage des différents médiums qui nous sont chers, peinture, image, texte, et une manière plus conceptuelle, de concevoir une pièce. La toile est devenue le réceptacle où chacune a pu se retrouver et s'exprimer. Cette peinture est notre manifeste.

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