Elise DREVET

© Amandine Quillon

Née en 1996, en Seine-et-Marne, l’artiste est diplômée des beaux-arts de Lyon en 2020. 

 

Rattachée à l’association Les Mills depuis 2017, elle y développe des projets en résidence dédiés à l’espace scénique. Elle y entame des expérimentations sur le collectif temporaire comme mode de recherche et de création. En 2018, en stage durant 6 mois dans une école Sudbury démocratique, elle évolue vers une mise en place de questionnement autour des formes de pédagogies émancipatrices. Au cœur de ses centres d’intérêt se trouve la figure de l’épouvantail, figure et objet paradoxal entre l’altérité et l’immobilité, entre le double et l’attente. 

 

En considérant l’espace et les choses mêmes qui le remplissent, le travail de l’artiste s’articule autour des significations affectives et historiques qui font des objets, des unités qui demeurent mystérieuses. Sensible au déplacement et à l’espace « entre », avec comme support l’écriture et l’improvisation, elle expérimente grâce à l’installation, la performance et la vidéo des situations où l’objet, ready-made modifié ou non, manipulé ou laissé-pour-compte, est un potentiel à activer comme écran. En résulte, dans les coulisses, une matière première ; des collections d’objets, des textes automatiques, notes d’expériences et d’anecdotes, des moments de partage généreux et des marches en solitaire.  De là sont élaborées les situations de monstration qui s’inscrivent dans un espace et un temps, dans un instant où le travail, figé pour un moment, reste en cours. 

 

Proposition pour le Prix de Paris 2020

 

Le peuplement innombrable du vide 

 

Installation 

 

Entre autres ; vidéo mini dV, marionnette en feutre de laine teinte à la pelure d’oignon et filet de patate douce, début d’ouvrage inachevé d’un travail de la laine (teinture végétale, filage au fuseau et crochet).

 

La transition entendue comme une émancipation étant au cœur de mes questionnements, le scénario potentiel de cette proposition tentera, en référence aux fameux modèles de nœuds de Ronald D. Laing, de décrire la proximité interpersonnelle comme une bobine ou un tourbillon d’attentes ou d’attentes d’attentes imbriquées les unes dans les autres - le théâtre absurde de l’intimité. 

 

La partition silencieuse mettra en relation trois protagonistes :  

- La marionnette, Pluton aux yeux ronds, il vous proposera des pépins de grenade à moins qu’il reste inerte et désarticulé. 

- Les canards, immobiles,  pourtant en mouvement, imitent leurs confrères pour les piéger 

- L’épouvantail, absent ou de passage, ne sachant toujours pas s’il est épouvantable ou épouvanté.

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